Chacun son style

Douglas Macrae

Entreprise Gazéle Piscines naturelles,

dans le Lot-et-Garonne.

 

Passionné par la nature, Douglas Macrae

est diplômé d’une école de permaculture

et d’urbanisme située en Angleterre. Possédant

un gîte en France, dans le Lot-et-

Garonne, il se met un jour en tête de fabriquer sa

propre piscine. Son objectif : privilégier la nature.

Une vraie réussite.

Il décide alors de fonder son entreprise de conseil

et construction en piscines naturelles vivantes,

afin d’assister les particuliers souhaitant

auto-construire leur bassin ou les architectes et

pisciniers créant ce style de piscines. « La piscine

naturelle est un concept de plus en plus répandu. Le

plus important est la conception du bassin. Les plans,

le choix du terrain, les plantes à y placer sont déterminants

pour la réussite de cette piscine, qui s’entretient

ensuite d’elle-même, explique le jeune

homme. La construction de ce style

de piscine est simple, mais des points

sont à respecter. Il faut ainsi réaliser des

terrasses larges d’au moins 1,30 m pour

que les plantes et graviers puissent être

retenus. Pour rendre le bassin étanche, il y a

le choix entre quatre matériaux : l’argile si le

terrain est déjà argileux, le caoutchouc synthétique,

les bassins préformés en plastique ou fi bre de

verre, et le béton. Il faut également choisir un

large échantillon de plantes pour que l’écosystème

fasse bien son travail. »

TROIS COMPOSANTES OBLIGATOIRES

Des composantes sont communes à toutes les piscines

naturelles vivantes. Il s’agit d’un fi ltre bactérien,

d’un lagunage spécifi que et d’un étang de baignade.

« Le fi ltre mécanique, composé de pouzzolane, une roche

volcanique, sert à capter les particules en suspension dans

l’eau. Il sert aussi d’habitat pour les micro-organismes qui

constituent la barrière biologique. Les plantes profi tent de

ce processus pour transformer les déchets en biomasse »,

précise Douglas Macrae. Le lagunage est le petit bassin

permettant à l’écosystème de se développer. Il doit représenter

au moins un tiers de la surface de l’eau. « Les trois

acteurs principaux, ici, sont l’argile qui, entre autres, absorbe

des toxines comme l’ammoniaque ; les plantes dont

certaines oxygènent l’eau et fournissent un habitat pour

la faune aquatique ; la faune qui, à son tour, remplit

plusieurs fonctions. Par exemple, les escargots mangent

les feuilles fanées. » L’étang de baignade

doit être profond. Pour une qualité d’eau

impeccable, le bassin est souvent surélevé

par rapport au lagunage, ceci afi n

d’assurer un effet de débordement. De

même, pour éviter un dépôt de vase au

fond du bassin, qui pourrait troubler l’eau en

cas d’agitation, on peut y poser des

tuyaux aspirants sous une couche

de graviers. Ceci dans les cas où

une pompe électrique assure la circulation

de l’eau.

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PAR ROMY

VANCO

N ° 1 2 - S E P T E M B R E - O C T O B R E 2 0 0 7 - P A G E 1 2

NB: Revue Pool and Spa, Photos: D. MacRae Smith.